Rites et Coutumes dans le monde

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Les Sioux
"Un homme pouvait épouser autant de femmes qu'il le souhaitait - à la seule condition qu'il pût les nourrir." Un homme pouvait donc épouser jusqu'à six femmes, bien que la chose fut plutôt inhabituelle ; en effet, nourrir autant d'épouses, les abriter dans deux tipis, voire plus, était une responsabilité assez pesante économiquement pour décourager les plus hardis. Les hommes désireux de ce genre d'union se contentaient en général de deux épouses, et choisissaient fréquemment de se marier à l'une des soeurs cadettes de leur première épouse.

La polygamie n'était en aucun cas synonyme de discrédit social pour les femmes ni de diminution de leurs droits. Dans bien des cas, elle était suggérée par la première épouse qui, en invitant son mari à prendre une plus jeune femme, cherchait à se débarrasser de certains fardeaux domestiques, tout en gagnant dans l'affaire le statut avantageux de première épouse d'un homme prospère. Car il était de notoriété publique que seuls les riches pouvaient se permettre d'entretenir plus d'une épouse. Le "sororat", institution par laquelle un homme peut épouser deux soeurs, avait l'avantage de rassembler au sein d'une même famille conjugale des jeunes femmes liées par le sang et par une amitié de longue date. Bien plus, elle renforçait les liens de la famille. Dans ce cas-là, l'influence de la branche féminine surpassait, ô combien, celle de l'époux et, quand la résidence était située sur le territoire de la famille de la femme, la cohésion de la bande des femmes était démultipliée. Un mariage organisé de cette façon et conjugué au pluriel signifiait pour la famille l'apport d'un homme responsable et vigoureux, exactement ce que l'on peut attendre d'un beau-frère.

Bien qu'elle ne fut pas obligatoire, on espérait bien que la polygamie serait pratiquée dans une circonstance au moins. A la mort de son frère, un homme était invité à épouser sa veuve. Dans ce cas-là, lorsque le frère survivant était déjà marié et que le défunt vivait une situation de polygamie laissant plus d'une seule veuve, le mariage avec plusieurs femmes devenait inévitable. Ce serait déraison de penser que tous les hommes sautaient sur l'occasion d'épouser la veuve de leur frère. Il est plus probable que certains d'entre eux redoutaient plutôt l'idée de survivre à celui-ci.





Mariage aux Antilles dans les années 20

Dans les années 20, un jeune homme qui rencontrait une jeune fille qui lui plaisait, sans même l'aborder ni lui adresser la parole, envoyait un ami ou un parent voir les parents de la jeune fille afin de lui demander sa main.
Si les parents étaient d'accord, le garçon se présentait et pouvait alors commencer à fréquenter la jeune fille, à lui parler mais toujours en présence d'une personne et uniquement chez les parents de la fille.
Et si tout marchait bien, ils se fiançaient. Les fiancailles duraient parfois cinq ans car tant que le garçon n'avait de maison pour créer son foyer, il ne pouvait se marier. Une fois le jeune homme prêt, on fixait une date pour le mariage et les préparatifs commençaient.
La demoiselle d'honneur n'était pas choisie au hasard car elle devait être aussi la marraine du premier enfant et son mariage était prévu pour l'année suivante donc déjà promise.
La mariée, jeune fille vierge portait une robe longue, blanche avec un long voile. Elle portait à la main un bouquet de fleurs blanches et, pour celle qui le souhaitait, une couronne de fleurs blanches sur la tête. La demoiselle d'honneur était vêtue en blanc.
La cérémonie se déroulait selon la hauteur des porte-monnaie :
Le "mariage première classe" : mariage pour les riches avec ornements, tapis, chants , cloches sonnées à toutes volées.
Le "mariage deuxième classe" : mariage sans ornement, sans tapis avec un petit son de cloches.
Le "mariage troisième classe" dit populairement "béni promesse" : pas d'ornements, pas de cloches.
La réception se faisait chez les parents de la fille et on aménageait la maison pour cette occasion en ajoutant des abris fait avec feuilles de cocotier tressées . Pendant la soirée, la mariée, les yeux bandés, envoyait son voile sur les jeunes filles réunies autour d'elle et on disait que celle qui le recevait se marierait l'année prochaine.
Vers minuit, les jeunes mariés partaient discrètement. Ils rentraient chez eux pour ressortir huit jours plus tard. En effet, les mariés devaient rester chez eux sans sortir et sans voir personne durant huit jours. Un membre de la famille était chargéede leur apporter à manger.
Si la jeune fille était encore vierge, son époux devait aller, plus tard, en rendre compte à la maman de la jeune mariée pour la féliciter.



Les secrets du mariage chinois
Aujourd'hui, la mariée chinoise aime les mélanges. Jadis, elle se drapait dans des tenues rouges, très décorées, sur lesquelles dansaient des phénix. Le voile ou le chapeau d’apparat qui recouvraient sa tête étaient rouges eux aussi, tout comme la literie des jeunes mariés. Rouge ou rose, symboles de joie et de prospérité, demeurent des tonalités très présentes dans les mariages actuels, mais les robes à l’occidentale sont de plus en plus appréciées. En palanquin, en barque ou à dos d'âne, selon les coutumes, la promise était amenée à son époux. Mais les traditions évoluent : aujourd'hui, c'est l'automobile qui remplace le palanquin ...

Sous les lanternes rouges de la chambre nuptiale, la tradition chinoise veut que la jeune épouse offre à son mari un dessous de soie soigneusement brodé, véritable déclaration d'amour, appelé "du-dou". Pièce intime, pièce unique, ce "cache-nombril" est le dernier rempart de la jeune mariée face à son mari. La veille des noces, la future mariée se baigne dans une infusion de pomelo, sensée la protéger des maléfices et satiner sa peau, avant de s'apprêter dans la douce lumière des bougies aux décors de phénix et de dragons. La coiffure et l'épilation sont deux moments phares de la beauté nuptiale. La coiffure de la mariée est un véritable rituel, un rite d'initiation qui sacre son entrée dans une nouvelle ère. Une femme mariée se doit, en effet, d'abandonner la frange, réservée aux enfants ou aux célibataires. Sur son front ainsi dégagé, on fait disparaitre les duvets du visage. Une fois les cheveux tirés en arrière et remontés en chignon, la chevelure est enduite d'huile parfumée et ornée de perles, d'épingles serties de brillants ou de fleurs.

La fleur de lotus c'est le porte-bonheur des mariés, ses graines et ses racines peuplent le monde enchanteur des mariages chinois. Le mot Lotus se prononce en chinois comme le mot "année" et comme le mot "enfant". La fleur est alors un double symbole de continuité et de prospérité. Les petits trous des racines de lotus suggèrent la fécondité, la prospérité du couple... Le goût sucré du lotus laisse aussi présager de bonnes relations entre l’épousée et sa nouvelle famille.
Symboles du phénix et dragon: Phénix et Dragon sont les rois du mariage chinois : il se promènent sur les nappes, décorent les draps du lit et le "du-dou" de la mariée. Les deux créatures réunies, l’une représentant l’homme et l’autre la femme forment un couple surnaturel qui combine beauté, et puissance. L’image de leur ballet aérien évoque une union parfaite, une vie commune harmonieuse, promesse de bonheur et de longévité.

Aujourd'hui, les Chinois sont plutôt "occidentalisés", le concept du mariage a beaucoup changé. Les mariés ont souvent un mariage occidental, mais une noce chinoise, pour apaiser les parents.Les mariés ne recoivent pas de cadeaux utiles,mais des cadeaux de valeur, presque toujours des bijoux en or. C'est pendant la noce que la mariée porte ses nouveaux colliers, bracelets et ses nouvelles bagues. La noce se tient presque toujours dans un hôtel, sinon dans un restaurant. Le repas commence vers 21 heures ou souvent plus tard. Il y a la table principale avec une nappe rouge où les mariés, ses parents et la famille immédiate s'asseyent. Le repas consiste de quinze à vingt plats, plus ou moins, que les garçons amènent un par un. Il n'y a jamais un buffet. On commence avec du thé de datte que les mariés donnent seulement aux parents à boire. Pour tout le monde, on sert toujours un porcelet rôti qui représente la virginité de la mariée. Comme dessert, il y a une soupe sucrée aux graines de lotus que les mariés boivent pour assurer une vie douce et heureuse. La fête se termine vers minuit ou une heure du matin.




Provence
En Provence la tradition voulait que l’on ne se marie pas durant les mois de mai, juillet, septembre et novembre. On ne se mariait pas non plus pendant le Carême, ni même pendant la période de l’Avent (avant Noël). Les jours fastes pour se marier étaient le mardi, le jeudi et le samedi. On ne célébrait pas d’union les lundi et vendredi. Le mariage, le même jour, de deux frères ou de deux sœurs portait malheur.
La robe de la mariée ne devait pas entrer dans la maison avant le matin de la cérémonie. Au cours de la cérémonie religieuse, au moment de s’agenouiller, si le jeune marié arrivait à poser le genoux sur la robe de sa future femme, c’est lui qui aurait autorité dans le couple. Mais si la jeune fille n’entendait pas être dominée, elle devait plier le doigt quand le garçon lui passait la bague.

Le chiffre maléfique
Le chiffre neuf avait une signification maléfique, on ne se mariait donc pas les 9, 19 et 29 du mois. Le neuf porte deuil.

Le mauvais sort
Pour éloigner le mauvais sort on mettait du sel dans la poche du costume du Marié et dans les souliers de la mariée. Jusqu’en 1914, le costume de la mariée Arlésienne était le plus souvent en noir. Quant au mari, il portait un costume classique noir.

Le Cortège
A la sortie de l’Hôtel de Ville, un ou deux Tambourinaires ouvraient la marche en jouant un air traditionnel. Ce sont ces mêmes Tambourinaires qui faisaient danser les invités pendant le repas de noces.

La Cérémonie religieuse
Lors de la bénédiction par le curé des jeunes mariés, deux jeunes filles tenaient un voile au-dessus de la tête de la mariée. Ce rite fait référence à l’Ancien Testament, où il est dit "Toute femme qui prie ou prophétise la tête découverte fait affront à son chef". La mariée ne nouait sa coiffe qu’au moment d’offrir à la Vierge, son bouquet composé de fleurs blanches. A la sortie de l'église A la sortie de l’église les mariés devaient passer sous un arceau fleuri en se donnant le bras. Le mari remettait à sa femme, la clé de la demeure qu’elle devait accrocher au clavié fixé à sa ceinture. Une coupe de blé était alors remise à la jeune mariée qui devait jeter le contenu sur les parents de son époux afin d’indiquer son intention d’apporter la prospérité dans sa nouvelle famille. Les invités du cortège lançaient à la volée des dragées et de la monnaie. Les jeunes mariés devaient, ensuite, sauter une barre fleurie, ou ruban, symbole de leur passage dans une nouvelle vie.

Le Repas de noce
Au cours du repas les jeunes époux devaient manger la soupe dans la même écuelle. Puis on remettait à la mariée trois petits pains. Elle en donnait deux à sa famille et un à ses amis signifiant ainsi qu’elle se devait d’être économe et de nourrir d’abord sa famille sans cependant ignorer ses amis. Le repas avait une très grande importance. Il pouvait durer du début de l’après-midi jusqu’à l’aube. Durant le repas, danses et autres animations distrayaient les invités.

La jarretière
C’est au cours du repas que l’on enlevait la jarretière de la mariée, tradition qui persiste de nos jours. Un garçon d’honneur était chargé de faire la quête dans un des souliers de la mariée. Soulier qui contenait la jarretière. Cette tradition, toutefois, ne se pratiquait pas dans les régions maritimes de la Provence.

Bretagne
En Bretagne , la tradition voulait que les mariages réunissent de très nombreuses personnes ; au même titre que les travaux des champs qui se faisaient en commun et réunissaient les membres des fermes voisines par solidarité rurale, les mariés et leur famille invitaient logiquement tous ces voisins et amis en plus des familles qui étaient souvent très grandes. Les mariages s'étalaient sur plusieurs jours et commençaient toujours au village de la mariée vers lequel les convives se rendaient en cortège au son des binious et bombardes. Le cortège était arrêté à l'entrée du village par une corde tendue en travers de la route et que quelques sous permettaient le passage .

Les traditions de l'époque voulaient que les hommes soient séparés des femmes et des enfants, que seules quelques planches posées à même le sol faisaient office de tables et que des tranchées étaient creusées afin que les invités puissent s'asseoir. Les repas étaient préparés par des cuisinières occasionnelles qui s'affairaient plusieurs jours durant pour satisfaire les nombreux invités. Il était bien évident que le repas ne pouvait se passer de pain, tradition sacrée qui n'existe pratiquement plus aujourd'hui. La fin du repas était marquée par la distribution du fars breton.
Chaque mariage se terminait parfois très tard dans la nuit par les traditionnelles danses bretonnes et une partie de la noce se retrouvait le lendemain pour le retour de noce. Pendant les repas se trouvaient à l'écart les mendiants ; chacun d'eux avait par tradition une part du festin.
Bien plus tard, vers la fin des années 40, le costume breton a laissé place au costume de ville (pour les hommes au début) et la femme plus tard.









L'Hindouisme considère le mariage comme sacré. Un dieu hindou a toujours une épouse. Shiva ne se trouve jamais seul au temple ; Parvati, sa contrepartie, l'accompagne. Ils sont souvent représentés sous forme de double symbole sexuel. L'amour physique est sublimé. On a toujours recommandé la monogamie, mais un homme dont la femme est stérile peut prendre une seconde épouse sans que sa réputation en souffre. Seuls les rois et les chefs étaient presque invariablement polygames.

Ce sont les parents qui choisissent les conjoints de leurs enfants selon des critères objectifs tels que caste, situation sociale, horoscope, dot (maintenant interdite par la loi, un fardeau écrasant pour qui mariait sa fille). Les futurs époux sont cependant libres d'accepter ou de refuser et, de plus en plus, ils influencent le choix des parents. Les rites matrimoniaux se célèbrent le soir. L'heure est fixée par de savants astrologues. Les rites prénuptiaux se déroulent sans interruption durant trois jours et continuent d'autant après la cérémonie. Tambours, flûtes, cymbales, chants populaires mélodieux) accompagnent les filles et les femmes allant de temple en temple en saris chatoyants et voiles colorés pour attirer la bénédiction divine sur les jeunes époux.

La famille indienne continue d'être une grande famille comprenant oncles, tantes, cousins, et tous sont consultés. Le lien matrimonial est indissoluble une fois qu'on a fait les sept pas, rite prescrit par la cérémonie nuptiale. Le divorce est considéré comme le pire échec. La femme, dans l'optique indienne, a toujours été très honorée et estimée, contrairement à l'impression qu'ont les occidentaux. La tradition lui réserve une place de choix. Sans doute, son éducation est moins poussée. La femme orthodoxe marche derrière son mari et ne s'assied pas à sa table. La fillette est moins appréciée que ses frères dont elle s'occupe affectueusement, mais ce serait une erreur de croire que la femme indienne est asservie.

Cependant, bien que considérée comme l'égale, elle est soumise à son mari et surtout à sa belle-mère qui régente toute la maisonnée. Elle conquerra toute sa dignité lorsqu'elle sera mère, surtout d'un fils. Les fils ayant grandi et pris une épouse choisie par les parents, elle aura mainmise sur tout et tous, filles et belles-filles en particulier. Mais, en attendant, interdiction d'élever la voix en présence des membres plus âgés. Elle est souvent, par définition, considérée comme hostile par sa belle-famille. Son pouvoir, elle l'imposera la nuit. Son empire s'exerce dans l'alcôve, véritable combat pour la prédominance, le premier devoir du mari étant de la satisfaire. Pour les hindous, la sexualité représente un des aspects positifs de l'existence.




Traditionnellement, la date d'un mariage est toujours fixée après consultation du calendrier chinois qui indique les jours fastes et les jours néfastes. Un mariage ne devrait donc être célébré qu'un jour faste ("dai-an", "tai-an"). En théorie, le mariage est au Japon d'une simplicité extrême. Légalement, il suffit en effet que les deux époux remplissent une déclaration de mariage ("kon-in-todoke"), sur laquelle doit être apposé le sceau de deux témoins, et de la déposer à la mairie de leur domicile. Ce document sera enregistré par un fonctionnaire de la mairie et le mariage validé immédiatement sans aucune cérémonie.

Rares sont cependant ceux qui se contentent de cette simple et bien peu romantique formalité. C'est alors que le Japon déploie tous ses fastes dans des cérémonies de mariage souvent extravagantes et déroutantes pour beaucoup d'Occidentaux. Le mariage se déroule en deux parties : la cérémonie religieuse et la réception. L'enregistrement du mariage à la mairie peut avoir lieu avant ou après la cérémonie religieuse et la réception mais la cérémonie religieuse a lieu le même jour que la réception.

La cérémonie religieuse
Traditionnellement, la cérémonie de mariage se déroule suivant le rite shintoiste ("shinzen shiki"), la religion du Japon depuis ses origines, dans un sanctuaire. Un des sanctuaires les plus célèbres du Japon après celui d'Ise, est celui d'Atsuta, à Nagoya. Mais la tradition n'est pas toujours respectée et bien souvent, les jeunes couples préfèrent se marier suivant le rite chrétien et plus particulièrement le rite catholique... Il ne s'agit alors que d'une bénédiction mais la cérémonie a lieu dans une église en présence d'un prêtre. Le mariage à l'église n'est en rien limité aux rares croyants, mais est nimbé d'une aura de romantisme d'où est exclu tout sentiment religieux. Au cours du mariage "devant témoins" ("jinzen shiki"), les jeunes mariés se promettent fidélité et assistance devant les personnes présentes à la cérémonie. Ce type de mariage qui semble revenir à la mode, a ses racines dans le Japon traditionnel où la communauté jouait encore un rôle important. Le mariage selon le rite bouddhique ("butsuzen shiki") est peu répandu (le Bouddhisme est réservé généralement aux funérailles), mais existe cependant.

La réception
Les réceptions de mariage (hirôen) au Japon revêtent le plus souvent un faste qui n'a d'égal que leur coût, exhorbitant. Nagoya et sa région sont célèbres pour leurs cérémonies particulièrement fastueuses, voyantes et coûteuses. Les réceptions de mariage de célébrités du monde du spectacle peuvent se monter à des centaines de millions de Yen... Il semblerait cependant que depuis le début de la crise économique, une certaine retenue ait commencé à s'exercer dans l'industrie du mariage nippon. La réception a lieu en général dans un établissement réservé exclusivement à cet effet, et dans lequel voisinent une chapelle pour les adeptes du mariage chrétien et un sanctuaire pour ceux du mariage shintoiste. Les grands hôtels offrent aussi ce genre de service. Récemment, de plus en plus de jeunes couples décident de se marier à l'étranger (souvent à Hawai) car le prix d'une telle cérémomie se révèle inférieure à celui d'un mariage célébré au Japon.

Le coût d'un mariage à Nagoya se monte en moyenne à 2 000 000 Yen pour une réception de 70 personnes. Sont inclus dans ce prix, la cérémonie religieuse, la restauration, la location de vêtements (robe(s) et kimono de la mariée, costume(s), smoking du marié), maquillage et coiffure (perruque avec le kimono) de la mariée, fleurs, photos, cadeaux de remerciement aux invités. Avant de pénétrer dans la salle de réception, ceux-ci déposent leur cadeau à la "réception" ("uketsuke"), tenue par des proches ou des amis des mariés. Ce cadeau est la plupart du temps de l'argent liquide glissé dans une enveloppe spécialement destinée à cet effet. Il est bon de savoir que très souvent cet argent sert à payer les frais de la réception et donc que les jeunes mariés n'en profite pas. Rien n'empèche cependant d'offir un objet (non négociable) si l'on tient à ce que son cadeau parvienne à son destinataire. Si l'on offre de l'argent, il ne faut pas que la somme soit divisible par deux (la division est symbole de séparation) et les billets doivent être neufs. On les sort de la banque spécialement à cet effet. On dit aussi qu'il est préférable d'éviter d'offrir de la vaisselle qui peut se briser car ce serait alors le symbole d'une rupture dans le mariage.

Durant la réception, les mariés sont assis à une table posée sur une estrade derrière laquelle est déployé un paravent doré, signe de bonheur et d'opulence. La mariée est assise à la gauche de son mari et le jeune couple est entouré par les "intermédiaires de mariage" ("nakôdo"). Au cours de la réception, la jeune mariée change plusieurs fois de tenue ("o-ironaoshi"), passant du kimono de mariage à la robe "romantique" (le style Scarlett O'Hara est très prisé), à la robe blanche de mariée occidentale. Ces vêtements, qui valent une fortune, ne sont en général pas achetés mais loués (à peu près 200 000 Yen) pour les quelques heures que dure la réception.
Une mention spéciale pour le kimono blanc de mariage, "shiromuku". Il faut tout d'abord préciser que la couleur blanche est réservée exclusivement aux kimono de mariage ou à ceux dont on revêt un défunt dans son cercueil. Le "shiromuku" est doté d'une sorte de capuchon, censé dissimuler les cornes du diable, qui sont les attribus évidents d'une femme. Quant à la couleur blanche, elle n'est en rien symbole de virginité comme en Occident. En effet, le kimono blanc de mariage, qui ne porte pas l'emblème de la famille de la jeune femme, permet à celle-ci de quitter sa famille d'origine et d'entrer "nue" dans sa nouvelle famille dont elle pourra revêtir alors l'emblème. Il ne faut pas oublier qu'au Japon, le femme qui se marie est traditionnellement censée rompre les liens avec sa famille d'origine, pour entrer dans la famille de son mari dont elle devient l'enfant. La réception se déroule au son de nombreux discours délivrés par certains invités de marque qui ont été distingués à cet effet. A la fin de la réception, les invités repartent avec des "cadeaux de remerciements" ("hikidemono") offerts par le jeune couple. Ces cadeaux comprennent, entre autres choses, un cadeau destiné à être consommé (gàteaux) et un cadeau destiné à rester comme souvenir de ce jour de bonheur : assiettes à dessert, tasses, verres, bols, plateaux en laque, vases se retrouvent souvent parmi les objets offerts.





En milieu Maure

La cérémonie de mariage :

La cérémonie de mariage commence d’habitude par sept youyou pour propager la nouvelle parmi les gens. Ensuite les youyou et les chants continuent, les tam-tams résonnent ! La femme porte un voile en guinée (bleu nuit) le jour de ses noces. On dit que la femme divorcée ne tresse pas les cheveux de la mariée de crainte qu’elle ne soit divorcée comme elle. Elle doit être coiffée par une femme qui vit la stabilité avec son mari !

La dissimulation de la mariée :

Pendant les jours de noces, compris entre trois et sept jours, les amies de la mariée essaient de l’enlever et de la cacher dans un endroit inconnu du marié et de ses camarades. Par crainte de cela, les amis du marié maintiennet une étroite surveillance et surveillent la mariée. Des tentatives sont effectuées pour enlever la mariée, émaillées d’une lutte acharnée opposant les amis du marié et les copines de la mariée. Quand ses copines réussissent à enlever la mariée, elles la cachent. Puis le marié et ses amis commencent à la chercher partout. Cette recherche peut durer deux ou trois jours.

La rentrée de la mariée chez ses beaux-parents :

Quand la mariée est amenée chez ses beaux-parents elle pleure beaucoup et fait semblant de vouloir partir ! D’habitude, elle apporte beaucoup de mobiliers, de cadeaux de valeur et d’objets divers. La femme distribue ces présents à tous les parents proches ou lointains de son mari. Les mères se vantent de la quantité et de la valeur qu’elles envoient aux beaux-parents de leurs filles. Durant les premiers jours chez ses beaux-parents, la femme reste masquée ne montrant son visage à personne, parlant à voix basse et refusant de manger et de boire sauf après beaucoup de prière et d’insistance.

Dans l’ancienne société, la femme passait une année avec ses beaux-parents avant d’aller sous sa propre tente. Cette habitude se rarifie dans la société mauritanienne moderne car la femme va dans la maison du mari la première nuit de noces et devient maitresse de ceans dès le premer jour!".





Montréal
Les coutumes entourant le mariage se transmettent par la tradition familiale. Elles se transforment au gré des échanges ou des emprunts faits entre les classes sociales, entre les milieux de provenance et entre les groupes ethniques.
La singularité et l'authenticité des vêtements faits à la main gardent un cachet d'originalité et de respect de la tradition qui les distinguent des articles de facture commerciale. C'est pourquoi on attache une valeur particulière et une grande importance à la beauté de tous les éléments composant le trousseau de mariage. Le trousseau représente la contribution matérielle de la future mariée au patrimoine familial.
Le coffre d'espérance est fabriqué par les hommes de la maison pour ranger tous les vêtements et linges de maison du trousseau de mariage. Ce coffre joue un rôle prépondérant dans la vie de la future épouse. Il est le gardien de ses trésors. Des années plus tard, les coffres sont remplacés par de grosses valises, parfois doublées de cèdre. Cette malle que l'on nomme encore nostalgiquement "coffre de cèdre" devient désormais un rangement pour les vêtements de saison ou pour les vêtements de grandes occasions, mariages ou baptêmes.

À partir du moment où un prétendant fait son entrée en scène, la jeune fille doit discrètement lui laisser savoir qu'elle l'invite à la courtiser. Les fréquentations ne se font que certains soirs sous l'oeil vigilant d'un chaperon. Si la maison paternelle était autrefois le lieu des fréquentations, les lieux publics (salles de danse, de cinéma, etc.) abritent de plus en plus l'apprentissage des relations amoureuses.
La bague de fiançailles est le gage d'honneur et de fidélité que le jeune homme offre à l'élue de son coeur. Elle représente le lien qui unit, par voie de promesse solennelle, les futurs époux, en même temps qu'elle est un signe tangible, pour la communauté, du projet de mariage entre les deux jeunes gens. La bague se porte à l'annulaire de la main gauche. Il arrive que la fiancée offre, elle aussi, un présent à son prétendant. Si, par malheur, les fiançailles étaient rompues, la jeune fille devait rendre la bague à l'amoureux éconduit. On dit alors qu'elle lui rendait ses "gages". Généralement, au moment des fiançailles, on dévoile la date du mariage.

Le mariage permet à la jeune fille de changer de statut social. Un tel passage est souligné par diverses réceptions dont le shower. Cette pratique d'origine américaine où les amies, proches parentes et collègues de travail de la future épouse se réunissent, expriment la solidarité féminine et mettent la future mariée en vedette. Au cours de cette fête, strictement féminine, le groupe d'amies de la jeune fille vient lui faire ses adieux et l'assurer de son amitié fidèle. Chacune des invitées apportera un petit présent pour compléter le trousseau. La future mariée arrive la dernière. Le shower est une fête souvent comparée à l'enterrement de vie de garçon du futur époux. Le but de la soirée est le même mais la façon de procéder diffère totalement. Ces réunions de jeunes gens ont donné lieu à des extravagances qui auraient dérapé au point de tomber dans le vulgaire et le grossier.
La robe de mariée, que la jeune fille ne portera qu'une seule fois, est la concrétisation de son plus grand rêve, de l'image qu'elle s'est créée dans son univers de féerie. Elle exprime par le choix du modèle, du style, du tissu et des accessoires sa conception de la beauté et ses goûts. Le jour de son mariage, la jeune fille désire être la plus belle. La communauté adhère à cette perception parce que, par le rite du mariage, la jeune fille endosse son nouveau statut de femme et son rôle d'épouse et de future mère.
Le bouquet de fleurs de la mariée est un cadeau généralement offert à la future épouse par son fiancé. Les fleurs symbolisent d'abord la fécondité.
Le marié porte une fleur à la boutonnière. Cette boutonnière est assortie aux fleurs du bouquet de la mariée. Les parents des mariés portent aussi des corsages et des boutonnières. L'église est généralement décorée de fleurs, ainsi que la table d'honneur à la réception.

Parfois, la jeune fille demande la bénédiction paternelle, que son père la bénisse une dernière fois comme son enfant, avant qu'elle ne quitte la demeure familiale. La jeune fille arrive normalement la dernière à l'église. Elle monte l'allée au bras de son père, d'un pas lent et mesuré. Elle est habituellement précédée de la bouquetière. La présence d'une jeune enfant souligne la force de la vie nouvelle, Les fleurs qu'elle porte représentent la fécondité. À l'avant, l'élu de son coeur l'attend. Le rite nuptial bénit les époux et les unit par les liens sacrés du mariage. L'échange des anneaux, bénis par le célébrant et la jonction des mains sont, aux yeux des assistants, des marques du consentement des époux. Ils sont donc mari et femme pour la vie, devant Dieu et devant les hommes et s'unissent dans le traditionnel baiser des nouveaux époux.

Les nouveaux époux sortent de l'église suivis du cortège bien orchestré des familles, au son des cloches qui annoncent à toute volée le nouveau mariage. Ils sont ensuite arrosés d'une pluie de riz ou de confettis, une ancienne coutume visant à stimuler la fertilité des nouveaux mariés et à leur porter chance. Un concert de klaxons ponctue ensuite le déplacement du cortège. Ce sont les parents de la mariée qui payent la note de frais de la réception où on scelle l'union par un repas ou un banquet. Le repas de noce consiste à boire et manger ensemble pour marquer socialement l'union des deux époux, leur appartenance aux deux groupes familiaux et pour souligner de façon manifeste leur nouveau statut au sein de la communauté.
Le gâteau de noce est un élément clé; il doit être suffisamment gros pour que chacun en ait une portion. Il est le symbole de fertilité. Il est souvent orné de motifs ou de petits accessoires représentant un couple miniature, des colombes, des fleurs ou des cloches, tous des éléments symboliques du mariage et des rites de fertilité. Le gâteau est traditionnellement coupé par les nouveaux mariés, tenant ensemble le couteau. Il s'agit, encore là, d'un rite de fertilité. Le lancer du bouquet de la mariée est un autre moment très apprécié de la réception de mariage. Selon la croyance populaire, la célibataire qui attrape le bouquet de la mariée se mariera dans l'année. Dans certaines familles, le bouquet de la mariée est gardé pour faire faire un chapelet avec les pétales des fleurs. Certaines communautés religieuses se spécialisent dans cet art. D'autres vont préférer laisser leur bouquet en offrande sur l'autel de la Vierge afin de s'assurer bonheur et fertilité.



LE MARIAGE TAMOUL A L' ILE DE LA REUNION

Le mariage hindou ou kalianon (ou encore vivargom ou tiroumanom), comme le mariage à l'église pour les Chrétiens, constitue une cérémonie religieuse majeure. L'Inde a longtemps connu les mariages arrangés, dans le respect le plus strict des contraintes de caste.
La société réunionnaise moderne est telle que les parents ne jouent plus le rôle essentiel dans le choix des futurs époux, même si, comme dans tous les milieux, ils cherchent à peser sur la décision finale et s'efforcent surtout d'éviter ce qui pourrait passer pour une mésalliance. Les astres, quant à eux, sont bien sûr consultés, ne serait-ce que pour établir le jour et l'heure propices à la célébration.
Si le mariage catholique reste le plus courant dans le monde malbar, on remarque cependant une nette progression des cérémonies strictement "tamoules", accomplies au grand jour et souvent en présence de centaines d'invités. Les rituels durent de longues heures, les moments essentiels se déroulant au temple et surtout dans une salle spécialement préparée pour l'occasion - généralement la grande salle "polyvalente" construite près des temples principaux.

Comment la cérémonie se déroule-t-elle ?

On a d'abord pris soin d'installer et décorer un pandel, couramment appelé "salle verte" en raison des éléments végétaux utilisés (feuilles de bananier, fleurs...). Il s'agit là d'un petit espace sacré comparable à celui que l'on utilise pour la présentation publique des images divines, lors de cérémonies. C'est là que vont prendre place les futurs époux, arrivés sur les lieux précédés de musiciens et accompagnés des proches. Parmi ceux-ci, sept ou neuf dames non veuves portant des padel(s), plateaux chargés de divers produits ou objets nécessaires au rituel (noix de coco, pâtisseries, vêtements des mariés, bijoux de mariage...).
Vont se succéder alors divers rituels:
* Il y a bien sûr l'invocation de Ganesh, le dieu qui lève les obstacles, et différents rites purificateurs, en particulier Varuna pûjâ (le dieu védique Varuna y est vénéré sous la forme de l'eau lustrale).
* Puis c'est le bain rituel (abishagam ou abishegam en tamoul) donné par cinq dames en sari au fagot sacré composé de trois plantes et appelé arasânikâl. Cette cérémonie attirera sur le couple divers bienfaits (fécondité, longévité, douceur de vivre).
* On honore également Shiva et Pârvatî sous forme de deux koumbam, puis on consacre les kanganam, cordons attachés aux poignets des mariés (à gauche pour le garçon, à droite pour la fille) et signes de vœu .
* Les deux futurs époux rendent ensuite successivement hommage à leurs parents en leur baignant les pieds de façon rituelle (lait, miel, yaourt, safran pâte de santal, pétales de fleurs) sur un large plateau. Devant le feu pour lequel le prêtre a procédé à la cérémonie du yâgam, la jeune fille est offerte par ses parents à son futur mari.
* Suivent le thâli pûjâ et le thâli kattudal qui constituent en quelque sorte l'équivalent de la bénédiction et de l'échange des alliances dans le mariage chrétien.

Les invités et la famille lancent ensuite sur le couple du riz safrané mêlé de pétales de fleurs (akshateï), ajoutant ainsi leur bénédiction à celle du prêtre. Les mariés font alors sept pas autour du feu sacré et se déroulent encore divers échanges, notamment celui des marlé, guirlandes de fleurs, et des anneaux d'orteil (metti pour l'homme, placé par son beau-frère ; mindji pour la femme, placé par son mari).
On se rend ensuite au temple pour que le couple y assiste en tant que tel à sa première cérémonie. De retour au pandel, on enlève les kanganam des poignets des mariés, qui changent à présent de place : la femme, désormais mariée, s'assoit à la gauche de son mari, dans la balancelle d'heureux augure où ils recevront les félicitations et cadeaux des invités.
Au cours du banquet qui suit et dont le menu n'est pas forcément "indien", le jeune couple circule parmi les convives pour leur adresser ses remerciements.



Mariage bouddhiste

Les bouddhistes rappellent volontiers que Bouddha lui-même était marié. Le rituel tibétain commence avec une date de mariage qui doit être fixé à un moment favorable du calendrier lunaire. Le jour venu, il se déroule dans la grande salle du temps et consiste surtout en la récitation de prière afin de recevoir des bénédictions du bouddha. Ensuite, le couple est béni par le lama avec de l'eau safranée. En s'offrant mutuellement de la nourriture, les jeunes mariés s'offrent la compassion, l'amour et la joie. En s'offrant de l'alcool, il s'offre la sagesse et la connaissance.

Symbole d'équilibre et de longue vie du couple, une écharpe de soie (kata) leur est remise. Elle peut être blanche ou de cinq couleurs représentant les cinq éléments. Enfin, le lama place autour de leur cou un cordon de bénédiction.